L’hommage permanent à Jean Cocteau

L’hommage permanent à Jean Cocteau

publié le 23 juin 2017 dans Actualités de l'Hôtel

S’il est une âme d’artiste qui continue de hanter Paris, c’est bien celle de Jean Cocteau. À preuve la côte de ses dessins qui ne cesse de grimper et les rétrospectives qui lui sont régulièrement consacrées. L’Hôtel des Théâtres ne pouvait faire moins que de rendre un hommage permanent au talent protéiforme du dramaturge à travers trois types de chambres dont la décoration tout en nuance et retenue s’inspire de ses œuvres et de ses songes.

Génial touche-à-tout

La frêle silhouette de Cocteau aura traversé le siècle dernier en y laissant une empreinte inaltérable. Côtoyant les plus grands créateurs, de Proust à Picasso en passant par Niijinsky et Coco Chanel, il fut à l’avant-garde des principaux mouvements artistiques de son temps. Touche-à-tout génial, il aura excellé au théâtre comme dans les arts visuels et littéraires, s’offrant le luxe princier de lancer des nouveaux talents qui eurent pour nom Raymond Radiguet ou Jean Marais.

Un univers sensuel et onirique

Mais l’homme, témoin des horreurs de la première guerre mondiale, était aussi habité par ses démons qui prirent le plus souvent dans son œuvre des dimensions fantastiques. Le théâtre, où il fit ses grands débuts comme décorateur et costumier des ballets russes, se prêtait merveilleusement à l’expression poétique et débridée de ses personnages. À elles seules ses pièces, Orphée, la Machine Infernale, La Belle et la Bête, l’Aigle à deux têtes, pour n’en citer que quelques-unes, expriment à merveille l’univers sensuel et onirique dans lequel Cocteau a toujours pris soin d’immerger ses créations les plus audacieuses.

Une évocation sensible

Le mondain, qui revendiquait le droit à la frivolité, révèle aussi sa profondeur sous le pinceau de Modigliani, Jacques-Emile Blanche et Kisling, lesquels nous ont laissé de lui des portraits inoubliables. Lui-même s’est maintes fois parodié sous les traits hirsutes de l’incurable fureur d’opium qu’il était. C’est à cette évocation sensible que l’Hôtel des Théâtres vous convie à travers la découverte de l’un des trois types de chambres dédiées à celui qui se considérait avant tout comme un poète et disparut le jour même de la mort de sa grande amie Edith Piaf. Et si vous souhaitez prolonger le voyage en sa compagnie, pourquoi ne pas prendre le chemin des arcades du Palais Royal, à guère plus de dix minutes à pied de l’hôtel. Là, plus sûrement qu’ailleurs, vous y sentirez la présence diffuse de l’auteur des « Monstres Sacrés », dont il demeure l’un des plus illustres et fascinants représentants.

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