Deux comédies musicales pour finir l’année en beauté

Deux comédies musicales pour finir l’année en beauté

publié le 26 juin 2017 dans Divertissement

S’il est un genre théâtral qui se prête particulièrement à être goûté lors des fêtes de fin d’année, c’est bien celui de la comédie musicale. Or, l’Hôtel les Théâtres vous propose en cette période illuminée deux affiches parisiennes qui ont rassemblé aussi bien la critique que le public : « Singin in the rain » à partir du 27 novembre et jusqu’au 15 janvier au Théâtre du Châtelet, et « Mistinguett » au Casino de Paris jusqu’au 3 janvier. Du rythme et du bonheur en perspective !

Pluie de vivats pour « Singin in the rain »

Il y a comme ça des anges tutélaires de Hollywood que l’on aborde qu’avec beaucoup d’inconscience ou un talent énorme. C’est dans le deuxième cas de figure qu’entre le « Singin in the rain » proposé par Jean-Luc Choplin, directeur du Théâtre du Châtelet et mis en scène par le chorégraphe Stephen Mear. Bien sûr, il ne pouvait s’agir de faire oublier le film musical culte associé à l’apogée de la comédie musicale américaine, encore moins la performance de son interprète et coréalisateur Gene Kelly. Mais ce Chantons sous la pluie, version parisienne, provoque toutefois depuis ses débuts une tempête de vivats et des averses de louanges.

Metteur en scène et casting d’exception

Le secret de ce succès tient à la distribution des acteurs-chanteurs-danseurs, à commencer par le duo Dan Burton et Clare Halse, auquel est revenu la lourde tâche d’interpréter les rôles légendaires de Don Lockwood et Kathy Selden, sans oublier la voix de crécelle de Lina Lamont, non plus que la qualité exceptionnelle des rôles secondaires. Mais c’est le brio du metteur en scène Robert Carsen qui emporte l’unanimité des suffrages à travers cette prouesse qui consiste à assurer la transition subtile du film muet à l’aube du Technicolor. Parmi les morceaux d’anthologie, l’on retiendra le fameux Singin' in the Rain repris par toute la troupe en cirés jaunes sous des trombes d'eau et des parapluies multicolores. Et puis comment ne pas ajouter une mention spéciale à l'Orchestre de chambre de Paris, mené par le Britannique Gareth Valentine, qui parvient à sublimer les mélodies inaltérables de Nacio Herb Brown.

Mistinguett revit au Casino de Paris

Autre lieu, autre ambiance avec le spectacle « Mistinguett, Reine des années folles » donné jusqu’au 5 janvier, qui retrace le récit du grand retour de la chanteuse sur les planches en 1920 et les péripéties d’une création de revue qui se déroulait comme aujourd’hui au Casino de Paris. Une réussite musicale autant due aux compositeurs et réalisateurs Jean-Pierre Pilot et William Rousseau, qu’au choix de Carmen Maria Vega qui endosse avec la gouaille qu’il convient les habits étincelants de la célèbre meneuse de revue. Fabian Richard, quant à lui, est épatant en mafieux non repentant.

Deux spectacles de haute volée bien faits pour finir l’année en beauté.

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